Label : Redfield Records

Style : Metalcore/Djent

Any Given Day qui déboule sur notre radar à l’heure de son deuxième album (les Allemands avaient sorti ‘My Longest Way Home’ en 2014) ‘Everlasting’ sorti par le biais de Redfield Records, on ne savait pas quoi trop à s’attendre : la réponse ne s’est pas fait trop attendre. Du metalcore à la fois brutalement efficace et aussi parfois pas mal cliché. Entre riffing panzer et refrains mélodiques taillés pour les stades… sauf que ça en devient poussif, impeccablement produit, tirant parfois le chant sur la guimauve mais également avec quelques mosh-parts qui avoinent.

En clair, une fois passés les deux premiers titres (« My Doom » puis « Endurance »), on se rend vite compte que cet ‘Everlasting’ a beaucoup de l’album paradoxal par définition. Conçu apparemment comme un mini-blockbuster metalcore avec des ingrédients respectant à la lettre la recette du genre (pas mal condifié il faut bien l’admettre), à tel point que le vocaliste de Trivium Matt K.Heafy vient même jouer les guests sur un titre (« Arise »), l’album déroule un tracklisting blindé ras la gueule de titres bétonnés jusqu’à l’os en gros son metalcore/djent (« Levels », « Coward King ») qui déçoivent dès lors qu’ils déballent leurs refrains gonflés au marshmallow.

Et le pire, c’est que la ‘formule’ ici utilisée par les Allemands est aussi prévisible qu’immuable et si sur quatre ou cinq titres, cela reste globalement très efficace, sur la longueur totale de l’album, on comprend que cela finisse par lassé. Même si au détour d’un « Mask Of Lies », le groupe sort la grosse artillerie et s’attelle à la démolition des cloisons auditives avec une rigueur somme toute germanique. L’inverse aurait été décevant et dans ce registre, les quatre d’Any Given Day font le job (« Hold back the time », « Masquerade »).

Mais peu importe le sens dans lequel on prendra le problème, le groupe s’enferre systématiquement dans le même raisonnement créatif et se prend constamment l’écueil que l’on appréhendait sur le coin du crâne. Encore plus sur des morceaux comme « Sinner’s kingdom » ou « Farewell » particulièrement poussifs et à jeter (la ballade rock chez certains coreux, c’est un concept à éviter d’urgence…), mais heureusement « sauvés » par l’irruption « Ignite the light » bien solide. Mais sur la durée d’un album long-format, on le redit, cela ne suffit pas vraiment. Parce qu’au final, même tous les riffs de brontosaures du monde et une production en adamantium (et encore), ne suffiront jamais à faire un excellent album de metal.

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A propos de l'auteur

Big boss/grand-mamamushi, God(e) ceinture et mite en pull-over. (je fais aussi le café et les photocopies)

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