Label : Dirty Motel Records // TFT Label.

Style : Stoner-Pop/Rock Alternatif/Heavy-Blues/Rockabilly

Attaque bien tranchante, refrain ultra accrocheur, riffing calibré pour l’efficacité imparable et dynamique rythmique qui fait sauter la banque, 9MW (Nine Million Witches > pour les centaines de milliers de femmes qui auraient été accusées de sorcellerie et brûlées vives lors de l’Inquisition) met le monde à ses genoux dès les premières mesures de ‘The Rapture’, son tout premier album, avec l’inaugural « How Long ? ». On pensera invariablement à Them Crooked Vultures, la dimension pop en plus, le casting dix-sept étoiles en moins mais le groupe s’en fout et met le paquet pour verrouiller sa cible. Et cela fonctionne.

D’autant que la suite enclenche joliment la marche en avant. Rock alternatif dans toute sa splendeur US, mélodies pop plus anglo-saxonne, accents stoner évidents et atmosphères heavy-blues aux fulgurances rockabilly, le groupe trouvé sa griffe musicale – on va l’étiqueter stoner-pop ça ira plus vite – et enchaîne déjà les hits avec une aisance confondante (l’éponyme et chaloupé « The Rapture », un « Drop Ur Gun » complètement habité par les dieux du Rock). La démonstration la plus éclatante avec un « Monster » taillé pour le live et pour lequel les frenchies font la démonstration d’un charisme qui leur colle à la peau.

Power-trio avec deux ex-Last Barons au casting, 9MW évolue selon un format qui fonctionne et lui parvient de trouver un équilibre entre rock alternatif, pop, blues et influences puisées dans les racines de la musique américaine. Que ce soit sur la ballade « A Wicked Game » ou sur le plus rebelle et électrique « Soon ! They’re coming ! », il parvient à trouver une justesse de ton qui confère une bel éclat à ce ‘The Rapture’ qui ne s’égare que sur un « Ready For The Night » à le groupe perd l’espace de quelques instants ce qui faisait justement la cohérence de son œuvre. Mais la retrouve pour le final et l’autre single évident qu’est « Glass Tears ».

Un ultime morceau qui mêle habilement background old-school et modernité des textures sonores pour un rendu encore une fois très propre, net et sans bavure. Le tout doublé d’une personnalité artistique bien affirmée, quelque part entre les Black Keys, Queens Of The Stone Age et Triggerfinger. En clair, le groupe sait où il va et comme y aller. Alors même s’il a une très légère tendance à parfois en faire un peu trop, on ne pourra que lui reconnaître les meilleures intentions afin de livrer le meilleur album possible. Une tâche dont le trio s’acquitte ici fort bien, sans l’ombre d’un doute.

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A propos de l'auteur

Big boss/grand-mamamushi, God(e) ceinture et mite en pull-over. (je fais aussi le café et les photocopies)

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